L’OMC a pour objectif de promouvoir le libre échange. Cette organisation est crée en 1995 pour succéder au GATT. Elle fournit un cadre de négociation des accords commerciaux et permet de régler les conflits commerciaux dont elle est saisie. Instaurer des règles de libre échange valables pour tous peut prévenir les conflits et empêcher trop de protectionnisme.
Initialement, il s’agissait de mettre en place, au sein de l’ONU, une Organisation internationale du commerce, ce qui n’aboutira pas, pour des questions intérieures américaines ; en revanche, le second projet, une proposition de conférence internationale ayant pour but une réduction multilatérale des obstacles aux échanges internationaux aboutit en 1947 à un accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, le GATT.
Depuis 1945, dans le cadre du GATT puis sous l’égide de l’OMC, un certains nombre de "rounds de négociation" ont été menés et ont permis une réduction très importante des droits de douane.
L’OMC est favorable aux accords multilatéraux contrairement aux accords régionaux ou bilatéraux (les accords préférés des Etats-Unis). De 40% en moyenne en 1945, les droits de douane sont aujourd’hui inférieurs à 4%. La croissance importante des échanges mondiaux est en partie due à cette baisse des barrières tarifaires. L’OMC tente aujourd’hui de faire reculer les autres formes du protectionnisme (quota, subventions).
Les trois principaux chantiers de l’OMC sont le commerce de marchandise (produits agricoles), le commerce des services et les droits de propriété intellectuelle. Face à ce chantier gigantesque, l’OMC ne peut directement imposer de sanctions financières à ses membres. Elle ne peut qu’autoriser des mesures de rétorsion. Depuis Seattle en 1998, l’OMC est contestée par les mouvements altermondialistes.
L’OMC organise en novembre 2001, avec 144 pays membres, le Cycle de Doha, une ronde de négociations d’une durée de trois ans dont l’essentiel d’entre elles portait sur l’agriculture. Les objectifs principaux étaient essentiellement d’améliorer l’accès aux marchés pour les pays en développement. Ce fut un échec car les participants se sont plus concentrés sur la construction d’un commerce libre plutôt qu’équitable et les multinationales se sont jointes au débat. Le cycle de Doha est rapidement apparu comme dénué d’intérêt pour les pays en voie de développement et moins développés.
Un récit de Françoise Vallet, journaliste au service économie de la rédaction de France 2 et Jean Marc Gardeux, journaliste à l'édition internet de France tv.