Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, était célébré dans le monde entier comme le nouveau héros planétaire de la liberté d'expression. Sa vie a commencé à se compliquer dès qu'il s'est lancé dans la publication de documents secrets américains sur les guerres d'Afghanistan et d'Irak.
Sur Internet, WikiLeaks fonctionne comme si de rien n'était. Des masses de documents compromettants envoyés par des anonymes continuent à affluer du monde entier. Julian Assange peut toujours compter sur un réseau mouvant de serveurs sécurisés, éparpillés dans plusieurs pays, pilotés par des techniciens anonymes.
Pendant quelques semaines, le site public wikileaks.org fut hébergé par un prestataire associatif basé à Paris, avant d'être transféré à Dublin. Mais il pourrait s'agir de simples relais destinés à brouiller les pistes.
Avec les secrets qu’il a livrés et que certains tenaient pour scellés à tout jamais, le nom du fondateur de WikiLeaks a fait le tour du monde. Dans plusieurs villes d’Espagne, Australie, Argentine, du Mexique ou des Pays-Bas, les gens sont descendus dans les rues pour réclamer la libération de Julian Assange. Ses fans italiens lui ont même fait construire une statuette, tandis que le Kremlin le propose candidat au prix Nobel de la paix. Enfin, il y a une semaine, dans les pages de la prestigieuse publication Times, il était écrit: "Les révélations de WikiLeaks pourraient changer le monde ".
Un récit de Simon GOURMELLET, journaliste à l'édition internet de France TV